Brice Matthieussent se décrit dans Vengeance du traducteur (dont je vous reparlerai ultérieurement, comme on dit) :

« Car je suis – c’est bien connu – l’humble artisan, le travailleur de l’ombre, le mineur de fond piochant dans l’obscurité de sa galerie, avec pour seule lumière ses dictionnaires, pour seul outil sa sagacité, pour uniques objectifs la fidélité et le labeur quand l’infidélité et la paresse sont  les mamelles de la fiction !

La taupe creuse ses galeries souterraines, l’autre là-haut parade et se pavane devant son parterre d’admiratrices et de flatteurs.

Assez. (Mamelles du Délire) »( 1)

Certes un peu cliché le traducteur esseulé, mais pas entièrement erroné !

Notes:
(1)Matthieussent, Brice. Vengeance du traducteur, P.O.L., 2009, 309 pages. Page 20.(retour au texte1)