Marion Cole travaille pour l’audiovisuel : elle traduit des scénarii, synopsis, documents techniques, et fait du sous-titrage.

« Traduire un script est un vrai bonheur, cela me permet d’allier mes deux passions, l’écriture – la traduction, et le théâtre – le jeu. »


Marion Cole traduit toutes sortes de documents relatifs au domaine de l’audiovisuel : scripts, séquenciers, synopsis, pitchs, bibles littéraires, documents de présentation, etc. Sur une série animée, il est toujours préférable que le traducteur soit présent sur tout le projet, de ses débuts jusqu’à la fin. En effet, ce travail de plusieurs mois permet au traducteur de réellement saisir une série, de vivre avec en quelque sorte, de la voir évoluer, et surtout d’assurer une cohérence d’écriture dans les deux langues.

« Et quelle récompense de voir un épisode d’une série sur laquelle on a travaillé de longs mois et d’y retrouver son nom dans le générique de fin ! »


Sous-titrage : le sous-titrage est un exercice contraignant mais gratifiant. Contraignant par ses limitations de caractères, ce besoin d’ultime concision, mais gratifiant lorsque l’on parvient à isoler le sens essentiel en peu de mots. La difficulté réside, encore une fois, dans la nécessité de faire des choix : privilégier une réplique plutôt qu’une autre. Choisir ce que le spectateur va lire, de quelle information il a besoin pour saisir le film. En effet, parfois le manque de place nous force à choisir quelle information retenir. Ce choix est à la fois difficile et agréable. Difficile, parce qu’on ne veut surtout pas changer le sens ou laisser une information passer à la trappe. Agréable, car on sent qu’on a une certaine part de responsabilité dans la réception du film par un tiers. Il n’est pas évident de décider ce qui importe pour la compréhension du film, sans pour autant surcharger le lecteur d’informations annexes. Il faut faire la part des choses et les bons choix : bien connaître son sujet, le film, et ne jamais hésiter à solliciter son auteur ou l’équipe du film, pour être bien sûr de ne pas être passé à côté de leurs intentions. Si l’on peut : dialoguer avec les réalisateurs, producteurs, monteurs, équipe technique du film, pour vérifier la bonne compréhension du texte.


Ensuite, vient la nécessité de la simulation. La simulation est l’étape finale du traducteur audiovisuel ; il s’agit d’un visionnage du film avec les sous-titres incrustés, en présence du client. Cette étape de visionnage et de relecture est très importante, car elle permet, avec du recul, de s’assurer de la qualité et de la cohérence de la traduction, et par conséquent de la meilleure réception et compréhension possible de l’œuvre par le public visé. Tout projet, aussi varié soit il, sera considéré et traité avec le même intérêt et sérieux, quel que soit son sujet, sa nature ou sa forme.