Marion Cole est franco-britannique et bi-culturelle. Elle a travaillé pour des maisons d’édition, a traduit pour tous les publics, petits et grands. Elle a notamment contribué aux fascicules des Éditions Atlas sur de longues collections (dont les rééditions des Comics Star Wars), mais s’est aussi vu confier des œuvres d’auteurs indépendants, publiées à compte d’auteur.

« Ce qui me plaît dans la fiction, c’est la part accordée à l’imaginaire, une certaine poésie parfois qui peut relever du défi lorsqu’on les traduit ! »


Pour traduire un texte de fiction, il faut le saisir pleinement, tant sur le fond que sur la forme. Rythmiquement, lexicalement, syntaxiquement, etc.
Se posent alors diverses questions : faut-il privilégier le fond ou la forme, le sens ou le style ? Dans un monde idéal, il faudrait pouvoir retranscrire tous ces aspects à la perfection. Mais le monde dans lequel nous vivons est bien loin d’être parfait. Il faut donc faire des choix. Une certaine part de subjectivité entre alors en jeu. Effectivement, le traducteur littéraire jouit d’une certaine liberté de choix qui peut se révéler un véritable calvaire ! Que choisir ?
Instaurer un dialogue avec l’auteur, si possible. Vérifier ses sources, vérifier que l’on a bien compris ce qu’il voulait transmettre, échanger certaines versions, des allers-retours littéraires.


L’idéal, en traduction littéraire, c’est d’avoir du temps : le temps de saisir le texte et son sous-texte, le temps de la réflexion, le temps de traduire et faire ses recherches, le temps de le laisser reposer, le temps d’y revenir, le temps d’échanger certaines versions avec l’auteur, le temps de relire, le temps de ré-échanger, le temps de re-relire et enfin le temps de le laisser murir.
Mais comme souvent, dans notre monde moderne, le temps est une denrée rare !

Tout projet, aussi varié soit il, sera considéré et traité avec le même intérêt et sérieux, quel que soit son sujet, sa nature ou sa forme.